11
juin

Videactif

by Georges in Mes passions

Locatel Créée en 1972, Videac, filiale de Locatel et appartenant au groupe CGE, s’est imposée comme pionnier et leader de la vidéo projection professionnelle haute résolution et haute puissance. Située à Monaco, Paris et Marseille, Videac assure l’importation, la distribution, l’installation, la location et le service après-vente des plus grandes marques de vidéoprojecteurs telles que General Electric et Electrohome.

Grand bleu

Pro Sport Vidéo (PSV) présente, en exclusivité, « Planète mer», le premier magazine vidéo du monde sous-marin. Vous pourrez ainsi vivre, tous les trois mois, 60 minutes de passion plongée. Ce mois-ci, PSV vous propose «Océan de rêves», «Chasse sous-marine », «Atlantique» et «Galapagos». Vous pouvez vous les procurer, au prix unitaire de 149 francs, en écrivant à PSV Vidéo, 5, rue Miollis, 06000 Nice.

Martini dry!

Le troisième grand prix Martini du cinéma vient d’être attribué au film « La discrète», de Christian Vincent, avec Fabrice Lucchini et Judith Henry, qui est sorti en salles le 21 novembre. Rappelons que le prix décerné a doté le film d’une campagne de publicité d’une valeur de 500 000 francs. Cette année, Jean Lescure, PDG de l’Association française des cinémas d’art et d’essai, en était le président.

Cadeaux Philips

En cette période de fin d’année, les cadeaux sont légion. Nous vous proposons une sélection Philips adaptée à votre budget. Tout d’abord, adoptez le CD Sound Machine AZ 8704, un lecteur de disc compact programmable (prix public : 3 000 francs). Ensuite, ne ratez pas le radiocassette AW 7404, avec affichage alphanumérique des stations (1 200 francs), ni le radioréveil AJ 3802 (550 francs), non plus que le téléviseur 15 GR 2336 (3 000 francs). De quoi satisfaire tous les publics.., et toutes les bourses!

Scherzo passion

Dix vidéocassettes consacrées aux grands moments de l’aviation, voilà le pari lancé par Scherzo. Pour la modique somme de 149 francs par film, vous saurez tout sur le B 17, les hélicoptères de combat et les patrouilles acrobatiques. Par ailleurs, cet éditeur inspiré propose une collection originale intitulée « Les secrets de tournage », forcément indispensable pour tout savoir sur la face cachée de «Robocop», de «Freddy», de «Docteur Jekyll et Mister Hyde» ou de « L’invasion vient de Mars», entre autres. Nous vous en reparlerons d’ailleurs plus longuement lors de notre numéro spécial fantastique de janvier.

22
mai

BD Delcourt

by Georges in Autres sujets

Deux nouvelles bandes dessinées crèvent l’écran. Car enfin, on imagine très bien l’adaptation cinoche de «Cromwell Stone», d’Andreas, qui raconte, en cauchemars et vertiges, l’incroyable calvaire du héros, l’un des trois derniers survivants du Leviticus, un bateau disparu corps et âmes (prix indicatif : 69 francs). Et pourquoi ne pas imaginer en dessin animé «Nos animaux les bêtes», de Lefred Thouron, qui croque avec délice des chiens aux yeux hagards, des boas aux regards narquois ou encore des poules aux airs stupides. Editions Delcourt, 69 francs.

Forenia forever

Forenia conçoit, fabrique et distribue des systèmes automatiques de stockage, de vente et d’aide à la vente. Cette société propose des mini-boutiques automatiques qui permettent au client, 24 heures sur 24 et sans personnel de vente, de faire son choix à l’aide d’un écran vidéo interactif et de régler par carte bancaire, carte privative, billets et monnaie. Forenia met également en place des mini-drugstores automatisés, fonctionnant sur le même principe, dans les hôtels, les aéroports et les stations-service, et aussi des distributeurs automatiques de CD et de cassettes audio (160 références). Une nouvelle manière d’aborder la vente!

Eve à nu

Irish film InstituteL’Eve, l’Espace vidéo européen, est une société de droit irlandais mise sur pied en collaboration avec l’Irish film Institute et la Médiathèque de la communauté française de Belgique. Son objectif est de soutenir, par ses programmes d’aide, les efforts des professionnels européens à investir dans l’industrie de la vidéo. La phase pilote, prévue jusqu’à fin décembre, comprend la mise en place d’un centre d’informations, à Bruxelles, et deux programmes d’aide financière à l’industrie vidéo européenne par le bureau de Dublin. A l’aube de l’Europe de 1992, on dirait que les choses bougent dans le domaine qui nous est cher. Une affaire à suivre de près…

Vegas blues

Ville mythique, Las Vegas est issue du désert. Patrick Mahé et Gilles Lhote ont décidé d’en faire un bouquin somptueux, magnifiquement illustré. Ils retracent avec acuité la naissance d’une «big town», aujourd’hui plus enfer du jeu que Macao « herself». Une iconographie d’enfer, un texte à la fois clair et poétique, voilà le secret d’un livre réussi. Malgré le prix, foncez sur ce book, c’est déjà un «collector». (« Las Vegas», Editions N°1, 320 francs TTC).

Comédies françaises

Tartuffe La Comédie française et l’Institut national de l’audiovisuel présentent une nouvelle collection de vidéocassettes, distribuée par Film Office, sur «La mémoire des classiques, les grandes interprétations de la Comédie française». Les trois premiers titres, « L’avare », « Tartuffe » et «Le malade imaginaire» sont actuellement disponibles dans les grandes surfaces, les magasins spécialisés et les vidéoclubs, au prix unitaire indicatif de 199 francs. D’autres titres seront disponibles en décembre et courant 1991. Saluons l’initiative, les fous de théâtre apprécieront!

6
mai

Bonjour chez vous !

by Georges in Autres sujets

Fans du «Prisonnier», la série-culte des années 60, réjouissez-vous, car Polygram Music Vidéo vous propose, en six cassettes, l’intégrale des dix-sept épisodes (inclus les trois inédits jamais diffusés en France !) des pérégrinations métaphysico-policières du fameux numéro 6, interprété par Patrick McGoohan. Nul doute que la jeune génération se posera les mêmes angoissantes questions que ses aînés quant aux multiples interprétations possibles de cette formidable saga de l’inconscient. D’autant que le dénouement ne résout strictement rien, bien au contraire. (Prix unitaire indicatif : 129 francs).

Ciné-badges

Plus qu’une mode, le badge, aussi appelé pins, qui fleurit sur le revers du rocker, du journaliste, du cadre supérieur ou du garçon de café, est en train de devenir un art. Jean-Marc Bouineau s’est inspiré des peintures de son amie Cathia Benhaim pour créer deux pins originaux et flamboyants sur émail grand feu. Le premier reproduit l’affiche de Orange mécanique» et une scène de «Spartacus», de Kubrick, le second traduit à merveille l’esprit de «Brazil». Leur prix conseillé est de 65 francs, mais faites vite, leur tirage est limité. Vous pouvez cependant vous les procurer, ceux-là et bien d’autres, dans une quinzaine de magasins dont la Colonia de Sant-Jordi, boutique spécialisée dans la vente de badges, au 24, rue Saint-Martin, 75001 Paris, ou directement à Spartorange, 42, rue de Suresnes, 92380 Garches. Tél. : 47.95.16.37.

Manu screen

C’était un personnage de dessin animé, c’est aujourd’hui un nouvel héros de BD. Il s’appelle Manu et son géniteur n’est autre que Franck Margerin. On retrouve ici le trait habile et l’humour de celui qui est l’un des dessinateurs majeurs de son époque. Nul doute que Manu a une longue carrière devant lui. (Editions Humanoïdes associés).

Ferracci s’affiche!

Le charme discret de la bourgeoisieSi le nom de Ferracci est plus connu des professionnels que du grand public, les amoureux de cinéma comme les badauds se souviennent de ses affiches. Rappelez-vous «Le charme discret de la bourgeoisie», «Providence» ou encore «Diva», merveilles graphiques de la poésie de l’étrange. Le musée de la publicité lui consacre un hommage depuis le 31 octobre et jusqu’au 13 janvier 1991. Ne manquez surtout pas cette exposition qui consacre enfin l’un de nos plus grands affichistes, décédé en 1982.

Cocooning express

Aux USA plus qu’ailleurs, les vidéocassettes pratiques font une percée spectaculaire dans les foyers. Elles ont pour nom «How to» (mode d’emploi) et proposent, en vrac, comment s’arrêter de fumer (la rédaction a déjà commandé quarante cassettes!), comment apprendre la cuisine chinoise, faire le tour du monde en restant chez soi, passer une semaine avec Raquel Welch, tout savoir sur tout et mille autres joyeusetés. Les cassettes les plus recherchées concernent la mise en forme et l’art culinaire. Ajoutons la modicité du prix (20 dollars environ) et gageons que, dans peu de temps, l’Europe sera à son tour saisie par cette curieuse vidéomania!

Duha-pêle-mêle

Les éditions Albin Michel viennent de publier «Le grand inventaire du génie français en 365 objets», écrit de plume de maître par Jérôme Duhamel. Ce dernier raconte avec verve et passion tous ces objets qui font désormais partie de notre patrimoine, comme l’Aspirine, la baguette, le Perrier, la poubelle, le porte-jarretelles, l’Opinel, les charentaises, le champagne, le bidet et bien d’autres. Humour de l’écriture et iconographie hilarante font de ce livre l’achat obligatoire pour les fêtes. Soyez-en sûrs, vous ferez des heureux.

21
avr

Douglas bookmaker

by Georges in Mes passions

Après ses mémoires («Le fils du chiffonnier», aux Presses de la Renaissance), Kirk Douglas vient d’écrire son premier roman, «La danse du Diable». L’acteur raconte l’histoire de Danny Dennison, un réalisateur hanté par un passé terrible. Ce juif, rescapé des camps de la mort, va devoir se battre pour obtenir une rédemption «morale». Passionnant! «La danse du Diable», éditions Olivier Orban, 129 francs.

Belmondo Fil affirme que tout va bien! En effet, ce prolifique éditeur qu’est Fil à Film nous régale, en cette fin d’année, par son éclectisme. Lisez plutôt. Tout d’abord, retrouvez Belmondo dans une nouvelle collection riche de vingt-deux titres dont le fantastique «Cyrano de Bergerac» qui fit un triomphe au théâtre Marigny (prix indicatif : de 149 à 179 francs). Les Palmes d’or s’enrichissent de huit titres, dont «Mademoiselle Julie», «Viridiana» et « Padre padrone», au prix conseillé de 159 francs. Ce n’est pas fini, la collection Cinéma américaine (149 francs la cassette) propose quelques films à grand spectacle dans la plus pure tradition hollywoodienne, comme «La chute de l’Empire romain» ou «Les 55 jours de Pékin». Vous pourrez acquérir, dans cette même collection, deux documents exceptionnels sur Alfred Hitchcock et Gary Cooper. La série Claude Lelouch s’agrandit de quatre nouveaux titres (99 francs). Ensuite, vous trouverez un coffret Devos, qui regroupe ses spectacles du théâtre Antoine et du Palais Royal, une collection Enfants, au look adapté (entre 45 et 69 francs), et «Les merveilleux animaux du monde» avec le célèbre «Les animaux», de Frédéric Rossif (89 francs). Par ailleurs, Fil à Film vous annonce qu’il va désormais distribuer les cassettes des éditions Montparnasse. Bravo et continuez!

Fox-métal

Pour les fêtes de fin d’année, CBS-Fox étoffe sa collection de classiques hollywoodiens et met sur le marché trois nouveaux films vendus sous boîtier métal. «African queen», «Papa longues jambes» et «La mélodie du bonheur» sont désormais disponibles, soit en version française, soit en version originale sous-titrée. Une heureuse initiative qui ne manquera pas de réjouir les cinéphiles purs et durs. Ajoutons, pour les collectionneurs, qu’un pins «Hollywood classics» est offert dans chaque boîtier!

9
avr

Coffrets folies

by Georges in Mes passions

C’est la mode! Ml France Vidéo lance un coffret Bourvil regroupant trois titres du roi du rire. Virgin réédite trois vidéos consacrées à Elvis Presley, UGC rend hommage à Simone Signoret en quatre longs métrages, Delta sort, à la vente, ses trois Rambo plus un making of, Fil à Film réunit ses deux vidéos consacrées à Raymond Devos… Une façon originale de dynamiser le marché de la vente, mais surtout de faire plaisir aux collectionneurs.

PMV sur tous les fronts

Polygram Music Vidéo, c’est bien sûr la vidéo music. La sortie de «Mylène Farmer en concert» (cassette + laser disc) est là pour nous le rappeler. L’actualité brûlante de PMV, c’est aussi la signature d’un contrat avec Philips et CIC Vidéo pour la distribution en laser disc des films CIC. Dès lors, sont déjà disponibles une dizaine de titres («E.T», « Out of Africa », «Top gun»…). La collection «humour» de PMV s’étoffe d’une nouvelle cassette (« Murielle Robin»), mais mieux : l’éditeur lance sur le marché la série-culte «Le prisonnier» en six cassettes réunissant dix-sept épisodes dont trois inédits. Enfin, PMV se lance dans la production avec «Initiation au tarot», de Didier Derlich. Petit éditeur est devenu grand!

Crado fun

Après avoir cartonné aux USA, le cradophone envahit la France. En ces périodes de masochisme aigu, il fait toujours bon de se faire copieusement insulter. Si le cœur vous en dit, et si vous habitez Paris OU la région parisienne, appelez le 36.65.00.56 (3,65 francs l’appel), le crado-phone, patronné par Skyrock, vous dira vos quatre vérités!

Casanova en cassette

Warner sort, à la vente, trois séries télévisées qui ont contribué au succès de leur acteur principal, Richard Chamberlain. Ainsi, peut-on retrouver, en trois cassettes, « Les oiseaux se cachent pour mourir», « La mémoire dans la peau » (deux cassettes) et «Casanova» (deux cassettes). A 145 francs l’unité, nul doute que ces produits vont s’arracher comme des petits pains en cette période de fête.

Blues story

Rolling StonesLes nostalgiques du son New Orléans et des voix rocailleuses peuvent se réjouir : «L’encyclopédie du blues» retrace, en 288 pages, l’historique du blues à travers ses plus prestigieux interprètes, de Muddy Waters à John Lee Hooker, en passant par Bee Bee King, Bessie Smith et même les Rolling Stones. La discographie de chacun est répertoriée et chroniquée à la fin de l’ouvrage par l’auteur, Gérard Herzhaft, un des plus grands spécialistes actuels en la matière. Un livre passionnant et remarquablement documenté pour redécouvrir les racines du rock’ n’roll. 175 francs, éditions Seghers.

23
mar

Cry-baby

by Georges in Autres sujets

Cry-baby On vit décidément une époque formidable ! Qui eut prédit que John Waters se retrouverait un jour en sélection officielle d’un Festival de Cannes où David Lynch récolterait la Palme d’or? Certes, «Cry-baby» n’est pas un «exercice de mauvais goût» comme les affectionne l’auteur de « Pink flamingos» ou de «Female trouble». N’empêche qu’il subvertit malicieusement le film de teenagers ce tableau des affrontements entre les Squares BCBG et les prolos Drapes de Baltimore, en 1954, est conçu ‘selon les règles des grands studios, certes, mais le cinéaste prend parti contre les bourgeois mièvres, pour ses amis. de toujours les marginaux de tout poil. Le tout avec le casting le plus ahurissant qui soit puisqu’on y retrouve, autour des Roméo et Juliette de cette guerre sociale, notre chère traci Lords elle-même, la vraie Patti Hearst, lggo Pop en papy rocker et Joe Dallessandro en prêcheur puritain, sans oublier la délicieuse Ricki Lake, l’adolescente rondelette de «Hairspray»… Apologie d’une « délinquance juvénile» qui est, en fait, une rébellion contre l’hypocrisie et l’arrogance d’une société huppée, « Cry-baby» est surtout, à la façon de « Blues brothers», une parodie à rebours, hilarante et roborative, des films de rock à la Presley et de leurs clichés.

Faux et usage de faux

Faux et usage de fauxLassé d’être ce qu’il décrit comme «un de ces auteurs qu’on achète mais qu’on ne lit pas», Anatole Hirsh, écrivain renommé, décide de faire publier son nouveau manuscrit sous un autre nom. Il demande à son cousin d’endosser cette nouvelle identité… Bien sûr, dès le générique, le réalisateur nous précise que, bien qu’inspiré d’un épisode de la vie de Romain Gary (la fameuse mystification de l’affaire Ajar), ce film n’en est pas un compte-rendu. Malgré ces précautions d’usage, on ne peut s’empêcher d’y penser lors des toutes premières images, dès qu’apparaît Noiret. Mais cette impression s’estompe au fil de l’intrigue, au fur et à mesure que les personnages incarnés par Noiret et Renucci prennent chair sous nos yeux. Il n’est plus question alors de Gary, d’Ajar ou d’autres personnages ayant défrayé la chronique, mais d’un homme qui cherche à se débarrasser, à sa façon, de l’encombrante renommée qui lui colle à la peau. Fasciné par le thème de la vraie-fausse identité, Laurent Heynemann a tiré de ce singulier point de départ un conte exemplaire où chacun des deux « héros» hésite entre l’ombre et la lumière, le clair et l’obscur. Manipulateur à la fois tragique, orgueilleux, lucide et ludique, le personnage magnifiquement campé par Noiret se retrouve, à la fin de l’intrigue, aussi sinon plus désemparé qu’au début, mais pas pour les mêmes raisons. A ses côtés, Robin Renucci n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il s’égare dans un océan de compromissions et d’aveuglement. Le face à face des deux comédiens constitue le point fort du film; On en oublierait presque les faiblesses présentes ici et là (montage pas toujours très heureux, personnages féminins sacrifiés, longueurs vers la fin).

4
mar

Retour vers le futur

by Georges in Mes passions

ZemeckisLes responsables de la saga de Marty et Doc l’ont promis : les retours vers le futur sont désormais terminés. En signe de garantie, ils font détruire la machine à remonter le temps avant, dans un dernier clin d’œil, d’en faire apparaître une nouvelle, nettement plus spectaculaire : un rutilant train aérospatial. Mais avant de conclure l’aventure, Doc aura eu le loisir d’en tirer la morale : «Tu es responsable de ton destin. Ton futur sera ce que tu en feras ». Pour en arriver à ce propos édifiant, « Retour vers le futur» nous entraîne en 1885 dans le vieil Ouest sauvage. Une façon comme une autre, pour Spielberg et Zemeckis, de faire un western en prétendant que ce n’en est pas un, et de propulser enfin en tête du box-office un film d’un genre que l’on dit mort et enterré.,. Le film est amusant et joue sur les archétypes avec intelligence. Le meilleur gag du film est, comme souvent chez Spielberg, une allusion cinéphilique. Se réveillant dans l’Ouest, Michael J. Fox se voit brutalement demander son nom et, sous l’impulsion, déclare s’appeler Clint Eastwood. Dès lors, à intervalles réguliers, il sera fait allusion à « Clint Eastwood, le plus grand trouillard de l’Ouest». Bref, le film est plaisant, mais les situations finissent par être répétitives. Ce qui ne l’empêche pas d’être une conclusion honorable à une des meilleures séries des années 80.

The guardian

William Friedkin«The guardian» marque le retour de William Friedkin (« L’exorciste») au film d’horreur. L’histoire est résumée en quelques lignes sur l’écran avant le début du film : un ordre religieux les Druides adore les arbres et va jusqu’à leur sacrifier des êtres humains. Pour ces gens, chaque arbre a un esprit «gardien». La plupart de ces esprits Sont bons ; certains sont maléfiques. Voici donc l’histoire d’une jeune et belle nounou qui kidnappe les enfants dont elle a la charge pour les offrir à un vieil arbre décrépit, assoiffé de sang innocent Friedkin affirme avoir aimé dans cette histoire sa mythologie classique, comme dans les contes de Grimm, surtout «Hensel et Gretel » ou «Le petit chaperon rouge». On peut penser aussi que les échecs commerciaux successifs du réalisateur, ces dernières années (comme l’admirable «Sang du châtiment»), ne lui laissent pas le choix de ses sujets et que, si cette histoire peut être traitée de «classique», c’est bien par son absence de surprises et sa linéarité. Cette déception (légère) ainsi que la faiblesse de l’interprétation sont largement contrebalancées par la mise en scène de Friedkin, son style glacé et inimitable, sa force de précision. Limitant les effets au maximum, évitant la démagogie (quoi de plus facile que de faire peur avec un bébé en danger?), le réalisateur dépeint une fois de plus, en couleurs froides, notre monde moderne civilisé, et laisse pressentir, avant qu’elle n’éclate, son implacable sauvagerie. Un film de transition pour un réalisateur très sous-estimé en Amérique et en France.

16
fév

Je t’aime à te tuer

by Georges in Autres sujets

Je t’aime à te tuerRosalie Boca mérite incontestablement le titre peu envié de reine des cocues tant son mari, Joey (dit « le roi de la pizza »), s’obstine à la tromper à longueur de journée. Ayant une confiance aveugle en la fidélité de son conjoint, Rosalie déchante rapidement lorsqu’elle découvre l’évidence. Epaulée par sa redoutable génitrice, la jeune femme décide de faire disparaître son époux pour le punir de ses frasques. Malheureusement, elle a beau multiplier les tentatives, le bougre résiste et ne se rend pas… Divertissante variation sur le thème de «Comment se débarrasser de son époux sans y parvenir», le nouveau film de Lawrence Kasdan est basé sur un fait divers véridique survenu récemment en Pennsylvanie.

Le ton résolument «slapstick» adopté par Kasdan surprend au départ, puis on s’y fait au fur et à mesure que l’intrigue louche du côté d’« Un poisson nommé. Wanda ». Point commun de ces deux comédies la présence à leur générique de Kevin Kline, parfait dans le genre ahuri insupportable. A ses côtés, Tracey Ullman (star du petit écran en Angleterre et aux Etats-Unis) et William Hurt, alias un tueur à gages du dimanche, semblent s’amuser comme des petits fous. Leur dynamisme se révèle contagieux et nous fait oublier le côté mécanique et répétitif de certains gags.

7
fév

Black rainbow

by Georges in Mes passions

Black rainbowCouronné à Sitges et à Porto, hauts lieux du fantastique, « Black rainbow » est un curieux film qui nous est cher d’abord par la présence rayonnante d’une Rosanna Arquette heureusement rescapée du «Grand bleu ». Elle y incarne Martha, une jeune femme dont le père, vieux prêcheur alcoolo (Jason Robards), exploite le petit don de voyance en parcourant les bleds paumés des Etats-Unis. Le spectacle est bien rodé. Oubliant chaque soir sa vie affective chaotique, Martha en robe blanche évoque les morts et réconforte les vivants avec le discours lénifiant de tous les mystiques. Un soir, grain de sable dans la mécanique : elle annonce un meurtre imminent. Quand celui-ci a lieu, la police et un jeune reporter (Tom Hulce) s’intéressent de très près à Martha. On se souvient, bien sûr, du «Dead zone» de Stephen King/Cronenberg. Mais il y a surtout, dans le film de Mike Hodges, la peinture du petit commerce de la religion, dans le décor d’une Amérique provinciale, barale, travailleuse et crédule. Quant à la progression dramatique, elle est constamment maîtrisée, évitant les effets faciles auxquels pouvait prêteras tel sujet.

26
jan

Focus sur la société France-Copter

by Georges in Mes passions

Survoler notre bonne vieille France, à 170 km/h et à 2 000 mètres d’altitude (maximum), dans un engin d’à peine 1,6, tonne, c’est un plaisir que certains qualifieront de dangereux. Il n’est qu’à voir la dextérité d’Alain Bouchez, directeur de France-Copter, à conduire son Alouette pour se sentir immédiatement rassuré. Les premières frayeurs passées, on peut, en toute quiétude, profiter du panorama et mettre en tension les deux caméscopes soumis aux turbulences. Dans ce cas, la légèreté n’est pas vraiment un atout de taille, et stabilité n’est pas le maître-mot. Rien à dire sur la qualité d’image des deux champions, les 400 lignes de définition du S-VHS et du Hi-8mm s’avérant sans concurrent pour le moment. Côté son, le JVC se distingue par du hifi stéréo de grande qualité alors que le Sony se contente d’un mono FM très correct.

France-Copter

Cela dit, les turbines de l’Alouette font un tel raffut que le port du casque devient obligatoire pour dialoguer et rend obsolète tout enregistrement sonore. Puisqu’on parle technique, sachez que l’Alouette, modèle un peu dépassé (dixit Alain Bouchez), a été conçue par l’Aérospatiale pour l’armée de terre (Alat) qui l’utilise encore énormément. Si l’envie vous en prend, vous pouvez toujours en acquérir une très bonne d’occasion pour moins d’un million de francs. S’il peut voler jusqu’à 2 000 mètres d’altitude, l’hélicoptère n’a vraiment d’intérêt qu’à basse altitude et peut même se montrer très indiscret- en faisant du sur-place à quelques dizaines de mètres du sol. Mais c’est une autre histoire. Pour nous, il s’agit seulement de rallier une superbe demeure à 50 kilomètres de Paris pour un déjeuner sur l’herbe qui n’aurait pas déplu à Claude Monet lui-même.

Car, outre les deux caméscopes, nous avons pris le soin d’embarquer à bord deux charmantes jeunes filles qui, en tout bien tout honneur, servent de modèles à Jean-François, notre photographe de choc. La première, Laurence, est habituée à nos fantaisies puisqu’elle effectue un stage à Julien, alors que la seconde, Juliette, est habituée aux fantaisies du vol puisqu’elle est la fille du désormais célèbre Alain Bouchez, et pilote elle-même. Mais revenons à nos moutons, ceux que nous survolons et «gravons» sur nos bandes magnétiques. Le zoom électrique (X 8 et 11-88 mm pour le Sony et X 8 et 8,5-68 mm pour le JVC) fait son œuvre. Pour le visionnage, on a le choix entre l’accès à la partie scope sur le dessus (Sony) ou à l’arrière (JVC).

Lorsqu’on prend soin, avant enregistrement, de faire toutes les insertions de titres disponibles en plusieurs couleurs., on se retrouve avec un vrai petit film, qu’il ne reste plus qu’à monter, le cas échéant. Pour plus de renseignements techniques sur ces deux appareils de pointe, n’hésitez pas à vous reporter à notre premier numéro hors-série hi-Tech paru le 15 mars dernier. En attendant, maître Bouchez entame une exemplaire descente qui nous conduit dans le domaine de la Rape où nous attend un repas bien mérité. Les caméscopes en profitent pour recharger leurs batteries et nous les nôtres. Alain Bouchez nous raconte mille anecdotes de vol, évoque en frissonnant les avatars du pilote de British Airways qui est passé par le hublot de son avion et nous parle enfin de la société qu’il a créée il y a maintenant trois ans, France-Copter. Il a à sa disposition un hélico-école, le Hugues, 300 américain, qui permet de passer son brevet de pilote privé pour 75 000 ou 80 000 francs (moins de 2 000 francs l’heure, c’est donné), deux Alouettes et un Jet Ranger de cinq places pour le travail aérien, en l’occurrence les baptêmes (de 250 à 850 francs par personne, selon la durée du vol), les prises de vue photo et cinéma, les voyages d’affaires ou privés. Les entreprises ou les particuliers qui désirent louer un appareil à l’heure se voient proposer des tarifs allant de 3 320 francs TTC (Hugues 300 — deux ou trois places) à 4 500 francs TTC (Alouette — cinq places) pour une heure avec le kérozène et… le pilote. Ce dernier peut rester à terre si l’on désire seulement l’hélico parce que l’on sait piloter (coque nue dans le jargon), pour 3 320 francs l’heure en Alouette.

helicoptere

Pour tous renseignements, contactez France-Copter, 34, rue de la Saussière, 92100 Boulogne, tél. 46.05.88.00 (Marie-Laure ), ou directement à l’Héliport de Paris, 4, avenue de la Porte de Sèvres, 75015 Paris, tél. 40.60.90.52 (Ju liette). Vous êtes désormais parés pour jouer les vidéastes de l’air et réaliser des images que vous envieront vos amis. Boulot-hélico-vidéo, ça change…