20
jan

Festival de cascades…

by Georges in Mes passions

cascadeurD’un concept unique au monde, le Festival mondial des cascadeurs cinématographiques met en compétition des équipes TV-cascadeurs qui ont comme enjeu de venir sur Toulouse et sa région, réaliser en décors naturels de courtes superproductions de 5 minutes après montage. Le tout en un temps réglementé : 4 jours de repérage, 2 jours de tournage et 23 heures de montage. Ces films regroupent diverses spécialités telles que combats physiques, chevaux, bateaux, autos, motos, camions, objets volants non identifiés… En 1989, cette manifestation a remporté un vif succès puisque six pays sont entrés en compétition, et 120 heures de programme ont été diffusées sur les chaînes de 54 pays.

Cette année, 10 pays au maximum seront retenus au sein de ce festival : les Etats-Unis, l’Australie, la Pologne, le Japon, Hong-Kong, l’Allemagne, l’Angleterre, la Suède, la Hollande, l’Irlande, l’Espagne et la France ont déposé leur dossier de candidature. La sélection définitive est faite à la fin du mois de juin sur des critères d’originalité, de faisabilité et de sécurité. Pendant toute la manifestation, des plateaux d’observation, permettant l’accès à la presse, aux Vip et au public, sont installés à proximité des lieux de tournage, de façon à pouvoir assister aux préparations et aux tournages effectifs. Ces invités peuvent également visiter le village du festival et évoluer autour des «stands-ateliers» des concurrents, des stands d’exposition des sponsors. Pendant le déroulement de la manifestation, l’organisation Mida System produit un film axé sur les coulisses : ce film sera réalisé par Pavel Lounguine, qui a reçu au Festival de Cannes la Palme du meilleur metteur en scène pour son film «Taxi blues». Le samedi 22 septembre aura lieu la soirée de clôture au Palais des Sports de Toulouse. Au cours de cette soirée, seront présentés des variétés, des actions de cascades sur scène et sur écrans géants, les films tournés pendant la semaine. Au terme du spectacle, le jury, composé de professionnels du monde du cinéma et du sport, décernera les trophées, l’Ange d’or, l’Ange d’argent et l’Ange de bronze, réalisés par le joaillier-sculpteur français Pascal Morabito.

Les objectifs de la manifestation sont simples. Il s’agit de rendre hommage à ces athlètes du septième art, de permettre au grand public d’entrer dans les coulisses de leur profession et enfin de créer, annuellement, un haut-lieu de rencontres entre le monde du septième art, le monde du sport de haut niveau, les médias et le monde industriel lié à ces activités. Un pari réussi dès la première année.

20
jan

Mes photos sana clichés

by Georges in Mes passions

« Ma base, c’est les Beaux-arts où je suis resté inscrit six ans. Je faisais de l’art mural (peintures, fresques) et de la macro-photo. Mais le système des galeries ne me plaisait pas du tout et j’ai décidé de changer de cap au bout d’un certain temps. Mes premières archives-photos datent de 1978 et j’ai vraiment commencé à exercer mon métier en 1981. Je prenais d’abord des photos de concerts que je vendais aux maisons de disques.

Aujourd’hui, je ne bosse quasiment pas sur commande. S’il me fallait attendre les hypothétiques appels de journaux me demandant de photographier untel ou unetelle, c’est simple, je passerais ma vie près du téléphone. Je préfère prendre les devants. Les rapports sont plus simples avec les gens de cinéma qu’avec ceux du show-biz. Les premiers posent sans faire de problèmes et, quand les photos sont développées, nous sélectionnons les clichés d’un commun accord en jetant à la poubelle les mauvaises photos. Avec les seconds, tout se complique immédiatement. A cause, sans doute, du fric qui y occupe une place beaucoup plus envahissante et qui pourrit les rapports humains.

Aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : photographier des gens qui ont vraiment envie d’être photographiés. Réaliser des clips, comme je l’ai récemment fait avec Martin Destréés, Lucid Beausonge et Frank Echegut. Ou alors faire des photos de mode ou de pub avec des gens un peu plus responsables que dans le showbiz.»

20
jan

Elvis et les networks

by Georges in Musique

Elvis
Loin de s’essouffler aux Etats-Unis, la légende Presley envahit le petit écran sobrement intitulée « Elvis», la nouvelle série télévisée, présentée sur la chaîne ABC depuis février, s’intéresse aux jeunes années du King, période fifties. Trente minutes hebdomadaires sur l’adolescence, les aléas sentimentaux et les déceptions d’un teenager que la célébrité n’a pas encore abîmé. Peu inspirés par les éloges fleur bleue à la gloire d’Elvis, les producteurs exécutifs, notamment Priscilla, se sont penchés sur l’aspect rebelle de sa personnalité sans tomber dans le cliché : les Américains détestent qu’on « déguise» leur roi. Elu après trois mois de délibérations, Michael Saint Gérard incarne Presley, mais ne se risque pas à la chansonnette, spécialité de Ronnie McDowell (encore lui !) On attend impatiemment la commercialisation d’« Elvis » en France. Avis aux éditeurs…

20
jan

L’homme qui voulut être roi

by Georges in Musique

Elvis PresleyC’est l’histoire d’un jeune camionneur, fan de blues et de gospel, devenu star sans vraiment comprendre, sans jamais grandir. Tiré de l’autobiographie version Priscilla Presley, «Elvis and me» retrace, durant presque trois heures, la carrière du King, son apogée, sa déchéance et, contrairement aux adaptations classiques romancées, rabâchées et réchauffées depuis la mort de Presley, fait la part belle à la vie de sa femme avant, pendant et après leur mariage. L’intérêt? D’abord, la vision du phénomène Elvis, par une jeunesse en pleine rockmania, à travers le regard juvénile de la jeune Priscilla (une idole comme les autres à l’époque). Deuxième chapitre, la rencontre. Miné par le service militaire, le King tombe amoureux fou de l’adolescente, fraîchement installée en Allemagne. Il a vingt-quatre ans, elle en a quatorze. Il se goinfre déjà d’amphétamines et de somnifères pour oublier cette gloire qui le cloisonne. Leur union, en 1968, marque la décadence progressive d’Elvis, jusqu’à sa mort, neuf ans après. Plus qu’un roman d’amour sirupeux, «Elvis and me» est un vé-ritable témoignage : bien sûr, le personnage est capricieux, immature et torturé. Calomnie? Non, car le réalisme s’arrête là OÙ la démythification commence. Et ce n’était pas le but de Priscilla, amère sans doute, mais objective avant tout. Le côté «racolage» est habilement contourné. L’image de la vedette n’est pas dégradante, on échappe aux exhibitions gratuites de maîtresses-groupies dévêtues — Ann Margret en tête , aux événements à scandales et à l’étalage de came. Les «faiblesses» de l’artiste dans l’engrenage du showbiz sont suggérées, son aura reste intacte.

Elvis PresleyOn est loin de la biographie accablante signée Albert Goldman! L’évolution professionnelle et musicale est aussi au programme. Du look Teddy banane, façon «Love me tender», au costume blanc pat d’eph de 18 kilos dégaine karaté, en passant par les Perfecto cloutés pour mèche rebelle, chaque étape est disséquée dans les moindres détails. Les décors de Graceland (leur domaine), les concerts, l’hystérie des meutes féminines et l’influence du chanteur sur les sixties sont admirablement reconstitués. L’infernale épopée du couple est entrecoupée de documents d’époque (avec la vraie star, bien en chair sinon en os) qui replacent la trame du scénario dans son contexte historique : naissance du twist, guerre du Vietnam, mouvement hippy et extraits de films projettent la réalité dans la fiction. Entouré de sa bande de pique-assiette, Dale Midkiff incarne le King à la mimique près, dégageant le même magnétisme malgré une ressemblance physique un peu approximative. Sa douce moitié bénéficie, en revanche, d’un sosie plus vrai que nature, la ravissante Susan Walters.

Seule ombre au tableau : les chansons entendues sont interprétées, ô sacrilège, par un certain Ronnie McDowell On s’en remet. Diffusé par la chaîne américaine ABC en 1988, «Elvis and me» a battu les records d’audience de la saison. Désormais disponible chez Antarès, la vidéo sera commercialisée dans un pack qui contient également «He’s my girl» avec David Hallyday (voir notre article dans ce numéro). Inutile de redouter les longueurs, elles sont inexistantes. Restent quelques heures de rêve sur fond de nostalgie, et l’étrange impression d’avoir passé la soirée auprès d’un mythe. Et le plus grand.