‘Autres sujets’ Category Archives

22
mai

BD Delcourt

by Georges in Autres sujets

Deux nouvelles bandes dessinées crèvent l’écran. Car enfin, on imagine très bien l’adaptation cinoche de «Cromwell Stone», d’Andreas, qui raconte, en cauchemars et vertiges, l’incroyable calvaire du héros, l’un des trois derniers survivants du Leviticus, un bateau disparu corps et âmes (prix indicatif : 69 francs). Et pourquoi ne pas imaginer en dessin animé «Nos animaux les bêtes», de Lefred Thouron, qui croque avec délice des chiens aux yeux hagards, des boas aux regards narquois ou encore des poules aux airs stupides. Editions Delcourt, 69 francs.

Forenia forever

Forenia conçoit, fabrique et distribue des systèmes automatiques de stockage, de vente et d’aide à la vente. Cette société propose des mini-boutiques automatiques qui permettent au client, 24 heures sur 24 et sans personnel de vente, de faire son choix à l’aide d’un écran vidéo interactif et de régler par carte bancaire, carte privative, billets et monnaie. Forenia met également en place des mini-drugstores automatisés, fonctionnant sur le même principe, dans les hôtels, les aéroports et les stations-service, et aussi des distributeurs automatiques de CD et de cassettes audio (160 références). Une nouvelle manière d’aborder la vente!

Eve à nu

Irish film InstituteL’Eve, l’Espace vidéo européen, est une société de droit irlandais mise sur pied en collaboration avec l’Irish film Institute et la Médiathèque de la communauté française de Belgique. Son objectif est de soutenir, par ses programmes d’aide, les efforts des professionnels européens à investir dans l’industrie de la vidéo. La phase pilote, prévue jusqu’à fin décembre, comprend la mise en place d’un centre d’informations, à Bruxelles, et deux programmes d’aide financière à l’industrie vidéo européenne par le bureau de Dublin. A l’aube de l’Europe de 1992, on dirait que les choses bougent dans le domaine qui nous est cher. Une affaire à suivre de près…

Vegas blues

Ville mythique, Las Vegas est issue du désert. Patrick Mahé et Gilles Lhote ont décidé d’en faire un bouquin somptueux, magnifiquement illustré. Ils retracent avec acuité la naissance d’une «big town», aujourd’hui plus enfer du jeu que Macao « herself». Une iconographie d’enfer, un texte à la fois clair et poétique, voilà le secret d’un livre réussi. Malgré le prix, foncez sur ce book, c’est déjà un «collector». (« Las Vegas», Editions N°1, 320 francs TTC).

Comédies françaises

Tartuffe La Comédie française et l’Institut national de l’audiovisuel présentent une nouvelle collection de vidéocassettes, distribuée par Film Office, sur «La mémoire des classiques, les grandes interprétations de la Comédie française». Les trois premiers titres, « L’avare », « Tartuffe » et «Le malade imaginaire» sont actuellement disponibles dans les grandes surfaces, les magasins spécialisés et les vidéoclubs, au prix unitaire indicatif de 199 francs. D’autres titres seront disponibles en décembre et courant 1991. Saluons l’initiative, les fous de théâtre apprécieront!

6
mai

Bonjour chez vous !

by Georges in Autres sujets

Fans du «Prisonnier», la série-culte des années 60, réjouissez-vous, car Polygram Music Vidéo vous propose, en six cassettes, l’intégrale des dix-sept épisodes (inclus les trois inédits jamais diffusés en France !) des pérégrinations métaphysico-policières du fameux numéro 6, interprété par Patrick McGoohan. Nul doute que la jeune génération se posera les mêmes angoissantes questions que ses aînés quant aux multiples interprétations possibles de cette formidable saga de l’inconscient. D’autant que le dénouement ne résout strictement rien, bien au contraire. (Prix unitaire indicatif : 129 francs).

Ciné-badges

Plus qu’une mode, le badge, aussi appelé pins, qui fleurit sur le revers du rocker, du journaliste, du cadre supérieur ou du garçon de café, est en train de devenir un art. Jean-Marc Bouineau s’est inspiré des peintures de son amie Cathia Benhaim pour créer deux pins originaux et flamboyants sur émail grand feu. Le premier reproduit l’affiche de Orange mécanique» et une scène de «Spartacus», de Kubrick, le second traduit à merveille l’esprit de «Brazil». Leur prix conseillé est de 65 francs, mais faites vite, leur tirage est limité. Vous pouvez cependant vous les procurer, ceux-là et bien d’autres, dans une quinzaine de magasins dont la Colonia de Sant-Jordi, boutique spécialisée dans la vente de badges, au 24, rue Saint-Martin, 75001 Paris, ou directement à Spartorange, 42, rue de Suresnes, 92380 Garches. Tél. : 47.95.16.37.

Manu screen

C’était un personnage de dessin animé, c’est aujourd’hui un nouvel héros de BD. Il s’appelle Manu et son géniteur n’est autre que Franck Margerin. On retrouve ici le trait habile et l’humour de celui qui est l’un des dessinateurs majeurs de son époque. Nul doute que Manu a une longue carrière devant lui. (Editions Humanoïdes associés).

Ferracci s’affiche!

Le charme discret de la bourgeoisieSi le nom de Ferracci est plus connu des professionnels que du grand public, les amoureux de cinéma comme les badauds se souviennent de ses affiches. Rappelez-vous «Le charme discret de la bourgeoisie», «Providence» ou encore «Diva», merveilles graphiques de la poésie de l’étrange. Le musée de la publicité lui consacre un hommage depuis le 31 octobre et jusqu’au 13 janvier 1991. Ne manquez surtout pas cette exposition qui consacre enfin l’un de nos plus grands affichistes, décédé en 1982.

Cocooning express

Aux USA plus qu’ailleurs, les vidéocassettes pratiques font une percée spectaculaire dans les foyers. Elles ont pour nom «How to» (mode d’emploi) et proposent, en vrac, comment s’arrêter de fumer (la rédaction a déjà commandé quarante cassettes!), comment apprendre la cuisine chinoise, faire le tour du monde en restant chez soi, passer une semaine avec Raquel Welch, tout savoir sur tout et mille autres joyeusetés. Les cassettes les plus recherchées concernent la mise en forme et l’art culinaire. Ajoutons la modicité du prix (20 dollars environ) et gageons que, dans peu de temps, l’Europe sera à son tour saisie par cette curieuse vidéomania!

Duha-pêle-mêle

Les éditions Albin Michel viennent de publier «Le grand inventaire du génie français en 365 objets», écrit de plume de maître par Jérôme Duhamel. Ce dernier raconte avec verve et passion tous ces objets qui font désormais partie de notre patrimoine, comme l’Aspirine, la baguette, le Perrier, la poubelle, le porte-jarretelles, l’Opinel, les charentaises, le champagne, le bidet et bien d’autres. Humour de l’écriture et iconographie hilarante font de ce livre l’achat obligatoire pour les fêtes. Soyez-en sûrs, vous ferez des heureux.

23
mar

Cry-baby

by Georges in Autres sujets

Cry-baby On vit décidément une époque formidable ! Qui eut prédit que John Waters se retrouverait un jour en sélection officielle d’un Festival de Cannes où David Lynch récolterait la Palme d’or? Certes, «Cry-baby» n’est pas un «exercice de mauvais goût» comme les affectionne l’auteur de « Pink flamingos» ou de «Female trouble». N’empêche qu’il subvertit malicieusement le film de teenagers ce tableau des affrontements entre les Squares BCBG et les prolos Drapes de Baltimore, en 1954, est conçu ‘selon les règles des grands studios, certes, mais le cinéaste prend parti contre les bourgeois mièvres, pour ses amis. de toujours les marginaux de tout poil. Le tout avec le casting le plus ahurissant qui soit puisqu’on y retrouve, autour des Roméo et Juliette de cette guerre sociale, notre chère traci Lords elle-même, la vraie Patti Hearst, lggo Pop en papy rocker et Joe Dallessandro en prêcheur puritain, sans oublier la délicieuse Ricki Lake, l’adolescente rondelette de «Hairspray»… Apologie d’une « délinquance juvénile» qui est, en fait, une rébellion contre l’hypocrisie et l’arrogance d’une société huppée, « Cry-baby» est surtout, à la façon de « Blues brothers», une parodie à rebours, hilarante et roborative, des films de rock à la Presley et de leurs clichés.

Faux et usage de faux

Faux et usage de fauxLassé d’être ce qu’il décrit comme «un de ces auteurs qu’on achète mais qu’on ne lit pas», Anatole Hirsh, écrivain renommé, décide de faire publier son nouveau manuscrit sous un autre nom. Il demande à son cousin d’endosser cette nouvelle identité… Bien sûr, dès le générique, le réalisateur nous précise que, bien qu’inspiré d’un épisode de la vie de Romain Gary (la fameuse mystification de l’affaire Ajar), ce film n’en est pas un compte-rendu. Malgré ces précautions d’usage, on ne peut s’empêcher d’y penser lors des toutes premières images, dès qu’apparaît Noiret. Mais cette impression s’estompe au fil de l’intrigue, au fur et à mesure que les personnages incarnés par Noiret et Renucci prennent chair sous nos yeux. Il n’est plus question alors de Gary, d’Ajar ou d’autres personnages ayant défrayé la chronique, mais d’un homme qui cherche à se débarrasser, à sa façon, de l’encombrante renommée qui lui colle à la peau. Fasciné par le thème de la vraie-fausse identité, Laurent Heynemann a tiré de ce singulier point de départ un conte exemplaire où chacun des deux « héros» hésite entre l’ombre et la lumière, le clair et l’obscur. Manipulateur à la fois tragique, orgueilleux, lucide et ludique, le personnage magnifiquement campé par Noiret se retrouve, à la fin de l’intrigue, aussi sinon plus désemparé qu’au début, mais pas pour les mêmes raisons. A ses côtés, Robin Renucci n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il s’égare dans un océan de compromissions et d’aveuglement. Le face à face des deux comédiens constitue le point fort du film; On en oublierait presque les faiblesses présentes ici et là (montage pas toujours très heureux, personnages féminins sacrifiés, longueurs vers la fin).

16
fév

Je t’aime à te tuer

by Georges in Autres sujets

Je t’aime à te tuerRosalie Boca mérite incontestablement le titre peu envié de reine des cocues tant son mari, Joey (dit « le roi de la pizza »), s’obstine à la tromper à longueur de journée. Ayant une confiance aveugle en la fidélité de son conjoint, Rosalie déchante rapidement lorsqu’elle découvre l’évidence. Epaulée par sa redoutable génitrice, la jeune femme décide de faire disparaître son époux pour le punir de ses frasques. Malheureusement, elle a beau multiplier les tentatives, le bougre résiste et ne se rend pas… Divertissante variation sur le thème de «Comment se débarrasser de son époux sans y parvenir», le nouveau film de Lawrence Kasdan est basé sur un fait divers véridique survenu récemment en Pennsylvanie.

Le ton résolument «slapstick» adopté par Kasdan surprend au départ, puis on s’y fait au fur et à mesure que l’intrigue louche du côté d’« Un poisson nommé. Wanda ». Point commun de ces deux comédies la présence à leur générique de Kevin Kline, parfait dans le genre ahuri insupportable. A ses côtés, Tracey Ullman (star du petit écran en Angleterre et aux Etats-Unis) et William Hurt, alias un tueur à gages du dimanche, semblent s’amuser comme des petits fous. Leur dynamisme se révèle contagieux et nous fait oublier le côté mécanique et répétitif de certains gags.