février, 2014 Archives

16
fév

Je t’aime à te tuer

by Georges in Autres sujets

Je t’aime à te tuerRosalie Boca mérite incontestablement le titre peu envié de reine des cocues tant son mari, Joey (dit « le roi de la pizza »), s’obstine à la tromper à longueur de journée. Ayant une confiance aveugle en la fidélité de son conjoint, Rosalie déchante rapidement lorsqu’elle découvre l’évidence. Epaulée par sa redoutable génitrice, la jeune femme décide de faire disparaître son époux pour le punir de ses frasques. Malheureusement, elle a beau multiplier les tentatives, le bougre résiste et ne se rend pas… Divertissante variation sur le thème de «Comment se débarrasser de son époux sans y parvenir», le nouveau film de Lawrence Kasdan est basé sur un fait divers véridique survenu récemment en Pennsylvanie.

Le ton résolument «slapstick» adopté par Kasdan surprend au départ, puis on s’y fait au fur et à mesure que l’intrigue louche du côté d’« Un poisson nommé. Wanda ». Point commun de ces deux comédies la présence à leur générique de Kevin Kline, parfait dans le genre ahuri insupportable. A ses côtés, Tracey Ullman (star du petit écran en Angleterre et aux Etats-Unis) et William Hurt, alias un tueur à gages du dimanche, semblent s’amuser comme des petits fous. Leur dynamisme se révèle contagieux et nous fait oublier le côté mécanique et répétitif de certains gags.

7
fév

Black rainbow

by Georges in Mes passions

Black rainbowCouronné à Sitges et à Porto, hauts lieux du fantastique, « Black rainbow » est un curieux film qui nous est cher d’abord par la présence rayonnante d’une Rosanna Arquette heureusement rescapée du «Grand bleu ». Elle y incarne Martha, une jeune femme dont le père, vieux prêcheur alcoolo (Jason Robards), exploite le petit don de voyance en parcourant les bleds paumés des Etats-Unis. Le spectacle est bien rodé. Oubliant chaque soir sa vie affective chaotique, Martha en robe blanche évoque les morts et réconforte les vivants avec le discours lénifiant de tous les mystiques. Un soir, grain de sable dans la mécanique : elle annonce un meurtre imminent. Quand celui-ci a lieu, la police et un jeune reporter (Tom Hulce) s’intéressent de très près à Martha. On se souvient, bien sûr, du «Dead zone» de Stephen King/Cronenberg. Mais il y a surtout, dans le film de Mike Hodges, la peinture du petit commerce de la religion, dans le décor d’une Amérique provinciale, barale, travailleuse et crédule. Quant à la progression dramatique, elle est constamment maîtrisée, évitant les effets faciles auxquels pouvait prêteras tel sujet.